300 djihadistes français tués sur le théâtre irako-syrien depuis 2014

Environ 300 djihadistes français, dont 12 femmes, ont été tués sur le théâtre irako-syrien depuis 2014.

Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre ces zones pendant ces quatre années. 730 adultes et 500 enfants sont encore sur place.Parmi ces djihadistes français morts en Syrie et en Irak, l’exemple de Sabri Essid. Nous en parlons avec Hasni Abidi, directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranée :

Laurence Alexandrowicz : « Le djihadiste toulousain Sabri Essid a été exécuté par une « branche dure » du groupe Etat islamique en Syrie selon les services de renseignement français. Pourquoi l’EI en pleine déroute se débarrasserait-il des étrangers ? Quelle est sa stratégie ? »

Hasni Abidi : « Certaines personnes, surtout les traditionnels, pensent que les étrangers dont les Européens, sont responsables de cette déroute, et il y a des règlements de compte au sein de l’organisation. Leurs échecs et leurs limites ont ouvert la boîte de Pandore. »

Laurence Alexandrowicz : « Quelle est la proportion de djihadistes repentis, et des autres, dangereux s’ils reviennent sur le territoire français ?  »

Hasni Abidi : « Sommes-nous face à des repentis ou probablement des personnes qui n’ont pas réussi leur projet terroriste ? D’où cette nécessité très importante de la prise en charge par la police, les services de sécurité et les psychologues. On connait le nombre de personnes restées sur place, déjà important pour la France, mais on ne sait pas combien ont rejoint d’autres organisations terroristes, sont passés en Turquie. C’est pourquoi la France reste vigilante concernant des centaines de djihadistes qui aujourd’hui échappent aux radars des services de renseignement. »