{"id":1602,"date":"2021-03-26T11:31:41","date_gmt":"2021-03-26T10:31:41","guid":{"rendered":"https:\/\/cermam.org\/fr\/?p=1602"},"modified":"2021-03-26T11:31:42","modified_gmt":"2021-03-26T10:31:42","slug":"yemen-geopolitique-dun-conflit-dans-loubli-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cermam.org\/fr\/yemen-geopolitique-dun-conflit-dans-loubli-2\/","title":{"rendered":"Y\u00e9men : g\u00e9opolitique d\u2019un conflit dans l\u2019oubli"},"content":{"rendered":"\n<p>Six ans apr\u00e8s le d\u00e9but du conflit, le Y\u00e9men semble \u00eatre dans une situation inextricable, et une possible r\u00e9solution du conflit n\u2019est pas d\u2019actualit\u00e9. Malgr\u00e9 le d\u00e9part du pr\u00e9sident Saleh en f\u00e9vrier 2012 dans le cadre du Printemps Arabe, le pays ne parvient pas \u00e0 retrouver une stabilit\u00e9. Le Y\u00e9men est ainsi fractionn\u00e9 entre les loyalistes du gouvernement, la r\u00e9bellion houthiste au Nord, les vell\u00e9it\u00e9s ind\u00e9pendantistes au sud, et les conflits r\u00e9currents li\u00e9s \u00e0 des groupes se revendiquant d\u2019Al-Qa\u00efda. La coalition men\u00e9e depuis 2015 par l\u2019Arabie Saoudite semble \u00eatre dans l\u2019impasse, malgr\u00e9 des moyens importants mis en \u0153uvre pour restaurer le gouvernement et contrer les houthis. Pris en otage dans des conflits sans fin, la population y\u00e9m\u00e9nite est particuli\u00e8rement impact\u00e9e par une situation devenue ainsi la plus grande crise humanitaire au monde.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La dynamique du conflit y\u00e9m\u00e9nite<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme le rappelle Franck Mermier, dans le cadre d\u2019une offensive de grande envergure des houthis sur la ville de Marib, l\u2019Arabie Saoudite a propos\u00e9 lundi 22 mars 2021 un cessez-le-feu. L\u2019affrontement entre les houthis et les loyalistes pour la possession de la ville de Marib est particuli\u00e8rement important. En effet, pour certains pro-gouvernementaux il s\u2019agit m\u00eame d\u2019une bataille existentielle, car la r\u00e9gion est riche en ressources p\u00e9troli\u00e8res et constitue un bastion important pour le gouvernement Hadi.<\/p>\n\n\n\n<p>La guerre au Y\u00e9men est une guerre hybride, car elle est \u00e0 la fois interne et r\u00e9gionale. Ainsi, l\u2019Iran gr\u00e2ce au conflit y\u00e9m\u00e9nite a \u00e9tendu sa sph\u00e8re d\u2019influence en s\u2019alliant avec les houthis sans recourir \u00e0 une intervention militaire directe et donc pour un co\u00fbt mineur. En ao\u00fbt 2019, le guide supr\u00eame iranien Ali Khamenei avait rencontr\u00e9 le porte-parole des houthis. Durant le blocus mis en place par l\u2019Arabie Saoudite, il a \u00e9galement envoy\u00e9 un ambassadeur \u00e0 Sanaa. L\u2019ambassadeur iranien a notamment rencontr\u00e9 le repr\u00e9sentant du CICR. En officialisant son soutien aux houthis, l\u2019Iran se rend ainsi incontournable dans les n\u00e9gociations du conflit y\u00e9m\u00e9nite, mais \u00e9galement concernant le dossier nucl\u00e9aire. Au contraire, l\u2019Arabie Saoudite et les \u00c9mirats Arabes Unis ont \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment entach\u00e9s par cette guerre, notamment sur le plan m\u00e9diatique. En effet, le Y\u00e9men sombre dans une grave crise humanitaire et leur intervention visant \u00e0 restaurer le pouvoir du pr\u00e9sident Hadi et \u00e0 dissoudre la milice houthis est un \u00e9chec.<\/p>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9but de la guerre au Y\u00e9men est d\u00e9battu par les parties prenantes au conflit. En effet, selon les houthis la guerre a commenc\u00e9 le 26 mars 2015 lors de l\u2019intervention de la coalition men\u00e9e par l\u2019Arabie Saoudite. Ainsi, selon eux, cette guerre est avant tout une guerre d\u2019agression de l\u2019Arabie Saoudite sur le Y\u00e9men. Alors que pour le pr\u00e9sident Hadi et ses alli\u00e9s, la guerre a commenc\u00e9 lors de la prise de Sanaa par les houthis le 21 septembre 2014.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019\u00e9tranger, le soutien \u00e0 la coalition men\u00e9e par l\u2019Arabie Saoudite est de plus en plus contest\u00e9. Ainsi, l\u2019arriv\u00e9e de Joe Biden au pouvoir a chang\u00e9 la donne. En effet, le pr\u00e9sident a mis en place le gel provisoire de vente d\u2019armes aux saoudiens et a annonc\u00e9 la fin du soutien militaire et la nomination d\u2019un envoy\u00e9 sp\u00e9cial pour le Y\u00e9men. La guerre au Y\u00e9men serait ainsi, selon Franck Mermier, l\u2019occasion pour les am\u00e9ricains de reconsid\u00e9rer les relations avec l\u2019Arabie Saoudite. La proposition d\u2019un cessez-le-feu est donc un moyen pour l\u2019Arabie Saoudite de faire preuve de bonne volont\u00e9. Paradoxalement, en intervenant dans le conflit, l\u2019Arabie Saoudite et les \u00c9mirats Arabes Unis ont affaibli le camp du pr\u00e9sident Hadi. Cela s\u2019exprime notamment par le jeu trouble des \u00c9mirats Arabes Unis qui soutiennent des milices salafistes dans la r\u00e9gion de Taez contre le parti al-Islah ainsi que le conseil de transition sudiste, autrement dit les s\u00e9paratistes du Sud du Y\u00e9men. Cette fragmentation du pouvoir du gouvernement y\u00e9m\u00e9nite a permis aux houthis de contr\u00f4ler 70% de la population du Y\u00e9men, majoritairement pr\u00e9sente au Nord du pays. Malgr\u00e9 un fort recul militaire, l\u2019Arabie Saoudite est pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019Est du pays, tandis que les \u00c9mirats Arabes Unis ont presque annex\u00e9 l\u2019\u00eele de Socotra.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Y\u00e9men au carrefour d\u2019espaces migratoires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le Y\u00e9men est un pays au carrefour de plusieurs espaces migratoires. En effet, comme l\u2019explique H\u00e9l\u00e8ne Thiollet, il relie la p\u00e9ninsule arabique \u00e0 la Corne de l\u2019Afrique et \u00e0 l\u2019Afrique de l\u2019Est. Au cours de l\u2019histoire, de nombreuses migrations ont eu lieu entre la Corne de l\u2019Afrique et l\u2019Afrique de l\u2019Est avec le Y\u00e9men, et cela dans les deux sens. Le Y\u00e9men a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 le pays d\u2019accueil ou de transit de plusieurs pays touch\u00e9s par des crises comme l\u2019\u00c9thiopie et l\u2019\u00c9rythr\u00e9e, et plus r\u00e9cemment la Somalie. Le Y\u00e9men est un pays de transit, notamment en termes de migration \u00e9conomique, car il permet de rejoindre les monarchies du Golfe et plus particuli\u00e8rement l\u2019Arabie Saoudite. Les migrations sont amplifi\u00e9es par des crises climatiques et environnementales comme les inondations et les s\u00e9cheresses. Il faut \u00e9galement pr\u00e9ciser que de nombreux y\u00e9m\u00e9nites ont immigr\u00e9s en Arabie Saoudite, constituant ainsi la plus grande communaut\u00e9 de migrants dans le pays. Cependant, avec la seconde guerre du Golfe et les op\u00e9rations am\u00e9ricaines dans la p\u00e9ninsule arabique, les y\u00e9m\u00e9nites vont \u00eatre expuls\u00e9s en masse du pays. L\u2019escalade du conflit depuis 2015 a plong\u00e9 le Y\u00e9men dans une crise humanitaire sans pr\u00e9c\u00e9dent&nbsp;: 81% de la population du Y\u00e9men est ainsi en situation de d\u00e9tresse humanitaire avec 20 millions de personnes n\u00e9cessitant l\u2019aide alimentaire et entre 3 et 4 millions de personnes qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays du fait des conflits et d\u2019inondations saisonni\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Paradoxalement, malgr\u00e9 l\u2019ampleur de la crise, tr\u00e8s peu de y\u00e9m\u00e9nites vont chercher l\u2019asile \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Cette situation ne r\u00e9sulte pas d\u2019un manque de volont\u00e9 \u00e0 l\u2019exil mais est bien le fruit d\u2019une politique d\u2019endiguement men\u00e9e par les voisins imm\u00e9diats du Y\u00e9men. D\u2019autant que les immigr\u00e9s y\u00e9m\u00e9nites en Arabie Saoudite ont servi de bouc-\u00e9missaires. Les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019expulsions massives ont ainsi fortement impact\u00e9 la capacit\u00e9 de la diaspora y\u00e9m\u00e9nite d\u2019envoyer de l\u2019argent au Y\u00e9men pour compenser la situation \u00e9conomique et humanitaire au sein du pays. Le Y\u00e9men est ainsi devenu une sorte de prison \u00e0 ciel ouvert pour la population y\u00e9m\u00e9nite, fortement atteinte par les conflits, mais \u00e9galement par les \u00e9pid\u00e9mies de chol\u00e9ra et plus r\u00e9cemment de Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La probl\u00e9matique du commerce d\u2019arme au Y\u00e9men<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comme le souligne Hans Lammerant, l\u2019Arabie Saoudite et les \u00c9mirats Arabe Unis consacrent un budget tr\u00e8s important aux d\u00e9penses militaires. Ainsi, si les deux pays avec le budget le plus important concernant les d\u00e9penses militaires restent les \u00c9tats-Unis et la Chine, la Russie se trouve \u00e0 la 4<sup>\u00e8me<\/sup> place suivit de pr\u00e8s par l\u2019Arabie Saoudite. En effet, ces deux pays ont un budget sensiblement comparable en termes de d\u00e9penses militaires. Cependant, il y a une diff\u00e9rence importante entre ces deux pays, car si la Russie obtient majoritairement ses armements de la production de sa propre industrie, l\u2019Arabie Saoudite est quant \u00e0 elle particuli\u00e8rement d\u00e9pendante de l\u2019\u00c9tranger. Or le commerce d\u2019armes n\u2019est pas simplement un march\u00e9, mais est \u00e9galement li\u00e9 aux relations politiques. Or, l\u2019Arabie Saoudite a besoin de ces contrats afin de continuer son implication au Y\u00e9men. Les \u00c9mirats Arabes Unis ont quant \u00e0 eux, essay\u00e9 de d\u00e9velopper une industrie militaire afin de devenir un exportateur d\u2019armes important au niveau mondial.<\/p>\n\n\n\n<p>La coalition men\u00e9e par l\u2019Arabie Saoudite au Y\u00e9men a largement employ\u00e9 des moyens a\u00e9riens pour parvenir \u00e0 ses fins. Pour cela, elle a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien des \u00c9tats-Unis et de l\u2019Angleterre notamment pour la formation de ses pilotes, et en utilisant des avions venus des \u00c9tats-Unis ou de l\u2019Europe. Sur le plan maritime, l\u2019Arabie Saoudite b\u00e9n\u00e9ficie \u00e9galement d\u2019\u00e9quipements europ\u00e9ens et am\u00e9ricains. Ainsi, ces \u00c9tats autorisent quelque part, selon Hans Lemmerant, l\u2019Arabie Saoudite \u00e0 poursuivre ses activit\u00e9s au Y\u00e9men en lui vendant le mat\u00e9riel militaire n\u00e9cessaire. Au Y\u00e9men, les armes issues de l\u2019arm\u00e9e y\u00e9m\u00e9nite sont majoritairement de conception russe. Cependant, les alli\u00e9s des pays du Golfe sont fournis en armes modernes par l\u2019Arabie Saoudite et les \u00c9mirats Arabes Unis. De leur c\u00f4t\u00e9, les houthis b\u00e9n\u00e9ficient notamment du soutien de l\u2019Iran par l\u2019interm\u00e9diaire de livraison de missiles et d\u2019armes anti-tanks. Il y a \u00e9galement une importante contrebande d\u2019armes l\u00e9g\u00e8res en provenance d\u2019Afrique de l\u2019Est. Face \u00e0 l\u2019ampleur de la crise humanitaire certains \u00c9tats prennent des sanctions comme l\u2019Allemagne et les Pays-Bas. D\u2019autres cependant, continuent la vente d\u2019armes comme la France et l\u2019Angleterre. Ainsi, une r\u00e9solution de la crise y\u00e9m\u00e9nite demeure incertaine.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Participants :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Franck Mermier<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Directeur du Centre fran\u00e7ais d\u2019\u00e9tudes y\u00e9m\u00e9nites (Sanaa) de 1991 \u00e0 1997, puis directeur scientifique des \u00e9tudes contemporaines \u00e0 l\u2019Institut Fran\u00e7ais du Proche-Orient (Beyrouth) (2005-2009), il est directeur de recherche au CNRS (IRIS) et actuellement en mobilit\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut fran\u00e7ais d\u2019\u00e9tudes anatoliennes \u00e0 Istanbul.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>H\u00e9l\u00e8ne Thiollet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>H\u00e9l\u00e8ne Thiollet est charg\u00e9e de recherche au CNRS bas\u00e9e au CERI Sciences Po. Ses recherches portent sur les politiques migratoires dans les pays du Sud, elle s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement au Moyen-Orient et \u00e0 l\u2019Afrique sub-saharienne. Elle enseigne les relations internationales, la politiques compar\u00e9e et l\u2019\u00e9tude des migrations internationales \u00e0 Sciences Po et \u00e0 l\u2019EHESS.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hans Lammerant<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Hans Lammerant est sp\u00e9cialiste du commerce des armes au sein de l\u2019ONG belge Vredesactie (Action pour la Paix).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mod\u00e9rateur :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Hassan Bousetta<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ancien s\u00e9nateur, Hassan Bousetta est chercheur au FRS-FNRS et membre du Centre d\u2019Etudes de l\u2019Ethnicit\u00e9 et des Migrations \u00e0 la Facult\u00e9 des Sciences Sociales de l\u2019Universit\u00e9 de Li\u00e8ge. Il enseigne les migrations, les dynamiques interculturelles ainsi que la g\u00e9opolitique de la M\u00e9diterran\u00e9e occidentale.<\/p>\n\n\n\n<p>Compte-rendu du webinaire <em>Y\u00e9men : g\u00e9opolitique d\u2019un conflit dans l\u2019oubli<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Marie de La Roche Saint-Andr\u00e9, Assistante de recherche<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Six ans apr\u00e8s le d\u00e9but du conflit, le Y\u00e9men semble \u00eatre dans une situation inextricable, et une possible r\u00e9solution du conflit n\u2019est pas d\u2019actualit\u00e9. Malgr\u00e9 le d\u00e9part du pr\u00e9sident Saleh en f\u00e9vrier 2012 dans le cadre du Printemps Arabe, le pays ne parvient pas \u00e0 retrouver une stabilit\u00e9. 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